Nissa Bella

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Über meine Heimat

Tous les visiteurs peuvent laisser un commentaire.

Cette page permet des échanges entre mes amis présents ou de jadis avec moi que ce soit de Nice, de la métropole ou de l'étranger, suite à nos rencontres dans la région nicoise et ce pour aussi surtout recevoir leurs témoignages sur nos relations ou bien nos différents.

Les textes seront donc ici en principe rédigés en francais.

Inscription


Neige de Noel 2009

NicePosté par Martial J. dim., décembre 20, 2009 03:37:24
Je viens de recevoir des amis de belles photos de Nice sous la neige, qui tombe rarement dans cette région littorale.

Sur ces photos on peut voir au milieu sans doute la voie ferrée avec la gare sous la neige mais certainement au fond la mer près du vieux Nice et du port.


Par ailleurs la petite colline (verte) surplombe le vieux Nice et derrière on peut voir le Mont Boron avec le fort du Mont Alban à gauche.


Sur cette photo on remarque nettement au fond à gauche le volcan éteint du Mont Chauve.


Sur cette photo, je pense pouvoir distinguer derrière Cimiez le Mont Beron avec à gauche l'observatoire et à droite le fort du Mont Alban.


Naufrage du Lamoricière en 1942

NouvellesPosté par Martial J. mar., septembre 08, 2009 12:25:00
Es war das Schiff, das mein Vater damals als Kind doch nicht bestieg. Deutsche Zusammenfassung weiter unten.

Le Titanic de la Méditerannée


Le paquebot Lamoricière qui s'était échoué en 1942, au large de l'île de Minorque, aux Baléares, refait surface dans l'actualité...

Soixante-six ans après, une équipe de plongeurs italiens et espagnols viennent de localiser l'épave du paquebot par 156 m de profondeur, à 10 km au nord-est de Minorque.

Le Lamoricière, de la Compagnie Générale Transatlantique, assurait la liaison entre Alger et Marseille, quand il a sombré le 9 janvier 1942 des suites d'une tempête.
300 personnes avaient péri dans ce naufrage.

C'est le bateau que mon père n'avait pas pris à l'âge de 12 ans pour le retour d'Algérie le 6 janvier 1942 durant la seconde guerre mondiale, lorsqu'il appartenait aussi au groupe d'enfants du centre Guynemer. Il resterait encore à éclaircir au traves des informations divergentes les circonstances exactes de ce naufrage oublié jusqu'à notre époque, où nombre d'enfants avaient péri.

Un enfant rescapé en parle:

"à 5 ans 1/2 la perte de nombreux enfants reste à jamais gravée dans votre mémoire ainsi que la vue de ces marins sur le pont de ces deux navires le Jean de Vienne et le Strasbourg. Malheureusement mes parents et mon frère ne sont plus là et plus personne ne peut confirmer ou infirmer mes souven
irs."

Cependant voici les précisions obtenues de mon Pére:

a) il avait voyagé sur le “ville d’Oran” à l’aller.


b) le paquebot "Lamoricière" était en mauvais état et n'aurait pas touché une mine. Toutefois, bien qu'ayant été sous le choc à l'époque en apprenant le naufrage, il n'en connaissait pas les circonstances exactes, peut-être à cause de la censure allemande et du débarquement américain en Algérie qui avait suivi, ce qui l'avait bloqué, lui et ses parents qui l'avaient rejoint avant même le départ du Lamoricière, sur place jusqu'à la libération en 1945, à la suite de quoi, il avait pu revenir en France dans un vol sur Lyon dans la soute des bombes d'un gros bombardier américain qui alourdit par un grand nombre de passagers avait du voler très bas.

c) il faisait bien partie du centre Guynemer de Nice et que pour le retour 67 enfants exactement devaient embarquer. Et comme il avait obtenu l'accord de la Croix Rouge pour prolonger son séjour de six mois chez la famille d'accueil, seuls les 66 enfants ont tous péri dans ce naufrage et ce sans rescapés.

Il reste donc encore cette question, si les autres enfants étaient issus d'autres centres Guynemer. Néanmoins, officieusement, seulement 15 des 17 enfants du centre Guynemer furent emportés par les vagues.





Histoire


1. (en francais):- voir wikipedia

Le 9 janvier 1942, en plein régime de Vichy, alors que le Sud-Ouest est encore en zone libre, un paquebot de la Compagnie générale transatlantique effectue la ligne Alger-Marseille. A son bord, des fonctionnaires et militaires affectés en Afrique du Nord, des Pieds-noirs venus passer leurs vacances sur le continent, et puis des enfants rentrant de colos ou de séjours dans des familles d'accueil. Le navire quitte Alger malgré des conditions météo épouvantables. Il va affronter des vagues de 12 m de creux, un vent de force 9, alors que son moteur propulsé par du charbon de mauvaise qualité le rend impuissant face à une mer debout.

Le Lamoricière avait été modifié après que les Allemands eurent réquisitionné tout le fuel. Le bâtiment filait péniblement sept nœuds. Il devait, en plus, se tenir à l'écart des théâtres d'opérations au risque d'être torpillé.

Face à une mer démontée, alors que l'eau envahit les chaufferies, que le navire ne peut plus contrôler sa gîte, des embarcations sont lancées à l'eau. Des enfants disparaissent avec leurs mères, des infirmières et des matelots courageux parviennent à sauver quelques vies humaines.

2. (en anglais):

Brought into service in February 1921 on the lines of North Africa, at the departure of Marseille, service which she will ensure until her shipwreck in 1942. In 1940, is transformed into coal heating. January 6, 1942, steamer LAMORICIERE leaves Alger for Marseille with 272 passengers and 122 members of crew on board. The following day at evening, she alters her course to give assistance to cargo liner JUMIEGES of Compagnie Worms, herself in difficulty off the Balearic Islands. The steamer is subjected to a violent storm : water is engulfed in the tanks by the badly joined port holes and the ship begins to take list. She sends a S.O.S and several ships come to help, in particularly steamers GOUVERNEUR GENERAL CHANZY and GOUVERNEUR GENERAL DE GUEYDON of Transat, but on January 9, shortly afternoon, the LAMORICIERE sinks with all hands. The shipwreck will be put on the account of the bad quality of the coal and the lack of power of the machines in the storm. Only 95 (93?) passengers and members of crew will be saved.

3. (en espagnol):

El pecio del transatlántico francés "Lamoricière", cuyo naufragio en 1942 cerca de la isla de Menorca (archipiélago de las Baleares) había causado 300 muertos, acaba de ser localizado por un equipo de buzos italianos y españoles.

El pecio reposa a una profundidad de 156 m, a unos 10 km frente al Cabo Favaritx, al noreste de Menorca, precisó a AFP un representante de la revista italiana especializada SUB, autora del descubrimiento.

El "Lamoricière", barco que desplazaba 4.700 toneladas de la Compagnie Générale Transatlantique (CGT) y que hacía la ruta entre Argel y Marsella, se hundió el 9 de enero de 1942 por una tormenta cerca de las Baleares. Noventa y tres pasajeros y miembros de la tripulación sobrevivieron al siniestro.

SUB, con sede en Milán, está dirigida por el buzo italiano Guido Pfeiffer, que organizó la búsqueda llevada a cabo por buzos y fotógrafos submarinos españoles e italianos frente las costas de Menorca.

El "Lamoricière", barco construido en los astilleros ingleses de Newcastle, había intentado socorrer al carguero "Jumières" cuando se encontraban en dificultades por una tormenta frente al archipiélago balear, antes de hundirse él mismo tras abrirse una vía de agua.

Los supervivientes de los 272 pasajeros y 122 tripulantes del "Lamoricière" fueron socorridos por otros barcos franceses que acudieron al rescate, incluido el transatlántico de la CGT "Gouverneur Général de Gueydon".

Entre las víctimas del naufragio figuraba el matemático polaco Jerzy Rosycki, que había logrado junto con dos colegas, Marian Rejewski y Henryk Zygalski, descifrar en 1933 el famoso código Enigma utilizado por el ejército alemán.

4. (en allemand) - voir Wikipedia

Am Dienstag, dem 6. Januar 1942 legte das Passagierschiff « die Lamoricière » gegen 17.00 Uhr in Algier zu ihrer nächsten Überfahrt nach Marseille ab. An Bord befanden sich 122 Besatzungsmitglieder und 272 Passagiere, insgesamt 394 Menschen. Unter den Passagieren waren 88 Militärangehörige. Das Kommando hatte Kapitän Joseph Milliasseau.

Um 22.54 Uhr am Abend des 7. Januar empfing der Bordfunker Lejean den Notruf der Jumièges, einem Frachtschiff der französischen Gesellschaft Worms & Cie. Er lautete:

Schwere Havarie. Wir können den Kurs nicht mehr halten. Die Laderäume sind unter Wasser. Position 40º25N 4º25E“

Der Kapitän faßte den Entschluß, den Kurs zu ändern, um dem in Seenot geratenen Frachter zu Hilfe zu kommen, aber vergeblich, denn die Jumièges sank mit allen 20 Männern an Bord, ehe sein Schiff an der Position eintraf.

Währenddessen geriet die Lamoricière nördlich der Balearen in einen schweren Sturm. Am 8. Januar waren Seegang und Winde so stark, daß Kapitän Milliasseau um 15.00 Uhr entschied, sein Schiff um die Insel Menorca herum auf deren windgeschützte Seite zu steuern.

Die Lamoricière kämpfte mit enormem Gegenwind und starken Strömungen. Im Rumpf entstand ein Leck, durch das Seewasser eindrang, welches schnell die Kesselräume erreichte. Die Pumpen waren nicht mehr in der Lage, die Menge des eindringenden Wassers zu bewältigen, so daß nach kurzer Zeit die Maschinen ausfielen und der Dampfer manövrierunfähig in der See rollte. Um 17.10 Uhr wurde letztlich ein Funkspruch abgesetzt, mit der Bitte um verschleppt zu werden.

In der Nacht zum Freitag, dem 9. Januar, versuchte man die Lamoricière wieder aufzurichten, indem die Ladung verschoben wurde. Um 09.15 Uhr wurde die Gouverneur Général Gueydon, ein Schiff derselben Compagnie, gesichtet. Sie war jedoch nicht in der Lage, die Lamoricière zu erreichen. Eine halbe Stunde später ordnete Kapitän Milliasseau das Verlassen des Schiffs an und die Rettungsboote wurden zum Herablassen vorbereitet.

Eine Gruppe von 17 Kindern, die von einem Ausflug nach Algerien nach Hause zurückkehrten, wurde mit ihren beiden Begleiterinnen in eines der Boote gesetzt. Um die Kinder zu beruhigen, fingen die beiden Krankenschwestern an zu singen. Bevor das Boot aber auf das Wasser aufsetzen konnte, wurde es von einer Welle erfaßt und losgerissen. Sämtliche Insassen stürzten ins Meer und verschwanden. Dies führte dazu, daß sich die übrigen Passagiere weigerten, die Rettungsboote zu betreten.

Um 12.35 Uhr ging die Lamoricière nordöstlich von Menorca unter. Die Gouverneur Général Gueydon, konnte aber 55 Menschen aus dem eiskalten, aufgewühlten Wasser retten. Die Gouverneur Général Chanzy, ein weiteres Schiff, nahm 25 weitere Personen auf. Die Obstiné, ein Schlepper der Compagnie Chambon, traf gegen 16.00 Uhr am Unglücksort ein und fand noch 13 Überlebende.

Insgesamt waren 93 Menschen die einzigen Überlenden des Unglücks. Ums leben kamen 301 Passagiere und Besatzungsmitglieder. Unter den Todesopfern war der polnische Mathematiker und Kryptologe Jerzy Różycki.

Das Wrack der Lamoricière wurde erst im Mai 2008 von einem spanisch-italienischen Taucherteam gefunden. Es liegt etwa 10 Kilometer vor dem Landvorsprung Cap de Favàritx in 156 Metern Tiefe.

Es gab bislang keine zufriedenstellende Erklärung dafür, unter welchen Umständen genau das Leck entstand.



Chronologie:

Le 6 janvier 1942. À 17 heures, le paquebot Lamoricière quitte le port d'Alger pour Marseille. À son bord, 262 passagers et 120 hommes d'équipage.

Le 7 janvier 1942. A 22 h 54, le Transat capte un SOS du Jumièges, un cargo en perdition au large de Minorque

Le 8 janvier. Le Lamoricière est pris à son tour dans la tourmente. L'eau s'infiltre dans les chaufferies partout. 17 h 10, c'est au tour du paquebot d'envoyer un message de détresse. Il devient ingouvernable et affiche une gîte impressionnante.

Le 9 janvier. Le navire n'est plus maître de sa manœuvre. On commence à le délester et à évacuer les passagers. Le Lamoricière sombre vers 12 heures.

Mai 2008. Le navire est retrouvé par 156 m de fond au large de Minorque par une équipe de plongeurs italiens et espagnols.


Détails Techniques (Design features):

Lamoricière (steel liner) 1921 - 1942
hull material : ...................steel
previous name(s) of ship : ........
detailed type : ...................steel liner
type of propulsion : ..............3 propellers
building year of ship : ...........1920
name of shipyard : ................Swan, Hunter & W. Richardson
place of construction : ...........Newcastle
year of entering the fleet : ......1921
length (in meters) : ..............112,72
width (in meters) : ...............15,24
gross tonnage (in tons) : .........4712
deadweight (in tons) : ............1452
type of engine : ..................1 alternator tripel expansion 4 cylinders and 2 single reduction turbines
engine power (in HP) : ............8000
nominal speed (in Knots) : ........18

Carte (localisation du naufrage)


Liste des passagers:

éventuellemen prochainement

Photos

Arrivée des quelques rescapés en photo

Témoignages
(tout à fait ressemblant à ceux de mon père):

1. "Pendant la guerre, j'habitais rue Saint-Rome à Toulouse. Dans notre immeuble, se trouvait une assistante sociale qui avait conseillé à ma mère d'organiser un séjour pour moi en Algérie dans une famille d'accueil. Il s'agissait d'éviter d'éventuels bombardements sur Toulouse. Je suis donc parti là-bas. À la fin du séjour, je devais embarquer sur le Lamoricière pour rejoindre Marseille. Mais je m'entendais tellement bien avec cette famille que mes vacances algériennes ont été prolongées de trois mois. J'ai échappé ainsi à cette tragédie. Par la suite, j'en ai beaucoup entendu parler. Les Toulousains que je connaissais avaient été scandalisés parce qu'au moment du drame, alors qu'il fallait embarquer dans les canots, on avait fait chanter aux enfants « Maréchal nous voilà ! »

2. "À l'époque, j'habitais Route de Labéraudie à Cahors. Mes parents avaient deux grands amis qui étaient domiciliés dans le quartier Saint-Georges. Ils avaient deux enfants âgées de 10 et 15 ans qui s'appelaient Serge et Mireille Montchant. Tous deux rentraient d'Algérie à bord du Lamoricière avec tout un groupe d'enfants. Moi-même devais faire partie du groupe, mais au dernier moment, mes parents n'avaient pas voulu se séparer de nous. J'avais 15 ans. J'avais donc échappé à ce drame épouvantable, mais cette histoire ne m'a jamais quittée."

3. «J'ai perdu une sœur Roseline Dazin dans ce naufrage. Elle faisait partie du groupe d'enfants du Centre Guynemer. Nous habitions alors Salon-de-Provence. Je me souviens de ma mère faisant plusieurs allers et retours à Marseille pour aller chercher ma sœur. mais elle revenait toujours seule ,sans aucun renseignement sur l'arrivée du bateau.C'est par la radio que nous avons appris le drame. Maman ne s'est jamais remise. Elle n'a plus jamais prononcé le nom de ma sœur,n'a plus jamais parlé d'elle. Je me souviens qu'un jour, je l'ai trouvée en pleurs, affalée sur la banquette. Cela m'avait beaucoup perturbée.»

4. "A l'age de 11ans j'ai été envoyée par l'oeuvre Guynemer de la Croix Rouge à Bouïnan en Algérie pour une durée de 6 mois chez le Maire du village et son épouse(parrain et marraine) . J'ai été accueillie comme leur propre enfant et après quelques mois ils ont demandé une prolongation de séjour. N'ayant pas obtenu de réponse ,mon départ pour la France et mon embarquement sur le Lamoricière étaient toujours programmés pour le 6 Janvier. Le 5 au matin alors que nous étions prêts à partir pour Alger,la sonnerie du téléphone retentit, c'était la Croix Rouge qui nous informait que je pouvais rester 6 mois de plus. Le 10 ma marraine m'annoncait, les yeux remplis de larmes, ce terrible drame. Je n'avais que 11ans au moment des faits mais ce tragique évènement reste gravé à jamais dans ma mémoire."

5. Le capitaine de frégate Lancelot était parmi les naufragés.

Sauvetage



Ce document exceptionnel dont le caractère dramatique est renforcé par le tirage noir et banc, montre en effet le Lamoricière dans une position sans doute déjà irréversible. La photo a probablement été prise depuis le paquebot Chanzy ou l'aviso l'Impétueuse venus au secours du Lamoricière. Accusant une très forte gîte sur bâbord, le paquebot affronte une mer déchaînée dont on distingue les vagues déferlantes. L'eau atteint déjà le niveau du pont-promenade et si l'on en juge l'absence de panache de fumée à la sortie des deux cheminées, le navire semble avoir déjà perdu tout ou partie de sa propulsion.

Récits:

"Mon beau-père Jean Cuvelier était quartier-maître mécanicien sur l'Impétueuse, raconte Jean-Pierre Trabuchet, citant ce dernier après en avoir recueilli le témoignage. Partis de Toulon par mer forte pour participer aux recherches du Jumièges, l'autre bateau perdu ce jour-là (20 morts), l'aviso est dérouté vers le Lamoricière. Arrivé sur place le 9 janvier 1942 vers 16h30, il repère un radeau de survie avec 16 naufragés, dont une femme et un jeune homme de 16 ans. Mais l'un d'entre eux, tombé à la mer, décédera. Les 15 rescapés seront soignés à l'infirmerie du bord pendant que les recherches se poursuivent, toute la nuit, sans résultat. Le lendemain, le commandant Barnouin, commandant l'Impétueuse, demande le transfert des rescapés sur le croiseur Jean de Vienne. Le transbordement a lieu près des côtes des îles Baléares à cause du mauvais temps".

Au cours du sauvetage, l'aviso Impétueuse subira de graves avaries ; sa coque ayant été endommagée par les coups de butoir de la mer. Quelques années plus tard, des marins de l'Impétueuse retrouveront la seule femme rescapée de ce radeau, Mme Dumont-Courau dont l'époux a disparu au cours du naufrage. Son récit a fait l'objet d'un livre magnifique, intitulé "Naufragée". Décédé en 1976, Emile Gouriou commandait le Chanzy, l'autre navire venu au secours du Lamoricière. "C'est lui qui décida malgré la tempête et la distance, de se porter au secours du Lamoricière, explique son petit-fils, Yves Mahaud. Lorsqu'il arriva sur les lieux, plus de 12 h après le S.O.S., beaucoup de passagers et de marins s'étaient déjà noyés, emportés par des vagues de plus de 10m ou morts de froid dans l'eau glaciale. Le Chanzy avait beaucoup de mal à manoeuvrer pour s'approcher des hommes à la mer. Il n'a pu hélas sauver que quelques dizaines de passagers et de marins".

Je découvre entre-temps cette information mystérieuse liée aux conflits de l'epoque:


Contexte de la seconde guerre mondiale

A diez kilómetros de la costa descansan los restos de un barco de carga y pasajeros llamado Lamoricière, que a mediados del siglo pasado hacía la ruta Alger – Marsella. El hundimiento se produjo en 1942 y en la tragedia perdió la vida el matemático polonés Jercy Rosycki, nacido en 1909, uno de los descifradores del código secreto Enigma.

Los conocimientos de Rosycki en criptología le permitieron descubrir el misterio del aparato que los alemanes utilizaban para cifrar mensajes durante la Segunda Guerra Mundial. En aquellos tiempos, Rosycki trabajaba en un centro secreto de la inteligencia aliada del sur de Francia, que se llamaba Càdix. Cuando embarcó en el Lamoricière, venía de pasar una temporada de descanso en una sucursal de este centro cerca de la ciudad de Alger. Dos compañeros y colaboradores suyos Marian Rejewski y Henryk Zygalski también perdieron la vida.

El 6 de enero de ese año, día de Reyes, el Lamoricière habia salido del puerto de Alger. Cuando estaba a la altura de Menorca, le sorprendió un gran temporal. El capitán intentó buscar refugio en la costa norte de la isla pero no le dio tiempo. Las olas se lo tragaron. La pesada carga de naranjas argelinas, que en aquellos momentos la colonia destinaba a la metrópoli, hizo acelerar el proceso. El balance de la tragedia fué de 301 muertos y sólo 93 supervivientes.
El barco se construyó en 1920 para navegar con gasoil. El conflicto bélico, provocó escasez de combustible, que se destinaban a los tanques y aviones. En el año 40 lo habían adaptado para que pudiera funcionar con carbón.

Exposition & Conférence


Centres Guynemer

Les Centres Guynemer furent créés à partir de 1941, par la Vicomtesse de la Noue, soeur de Georges Guynemer, aviateur Français pendant la 1ère guerre mondiale.

Ces Centres étaient destinés à recevoir des enfants pour les protéger des bombardements, enfant de toutes religions bien sur, qui étaient envoyés en Afrique du Nord dans des "familles d'accueil", les plus jeunes avaient environ 5 à 6 ans.

C'est en Normandie, dans la région de Caen qu'ont été créés ces Centres, ils concernent plus de 3000 enfants, et c'est avec le concours de la Croix Rouge qu'ils furent organisés.

Les enfants arrivés sur le sol Africain ont été placés dans des familles de Tunisie et d'Algérie.


a) Une histoire exacte dans un centre de Chamonix dans un roman de Emmanuell Careil "La cigogne de Guynemer".

b) Un article sur le financement par la banque Worms qui était collaborationniste.

c) Au site du Cimetière St Pierre de Marseille :

Certaines tombes racontent des histoires, parfois tragiques, telle celle rappelant le souvenir de dix sept scouts de France morts en mer avec leurs infirmières de la Croix-Rouge en janvier 1942."

La tombe de la famille René est une petite chapelle, en haut de l’allée centrale, à gauche 1ère tombe après le virage.


Néanmoins plus bas, voici ce qui est inscrit sur la stèle: (les enfant sont apparemment plutôt au nombre de 14 et non de 17)



A la mémoire des enfants du Centre Guynemer disparus avec le Lamoricière:

Robert Blandin 19 ans, Maurice Boidart 15 ans, Maurice Chastanet 6 ans, Roseline Dazin 13 ans, Jacques Debyser 12 ans, Jean Escalle 9 ans et demi, Monique Guidicelli 10 ans, Jean-Jacques Laporte 10 ans, Geogettte Laporte 11 ans, Mireille Monchaut 14 ans et demi , Serge Monchaut 9 ans, Roger Natta 18 ans, Victor Salvini 15 ans et demi ,Geneviève Soulier 13 ans.

"L’Ange du Seigneur se plait à cueillir les lys de la terre pour en orner le jardin céleste."

d) Liste (officielle) d'enfants du centre Guynemer qui prirent le Lamoricièr et dont deux (en italique) furent parmi les rescapés:



Cependant les 2 enfants Beaurie sont mentionnés par erreur comme étant parmi les vicitimes, car retardés au départ, ils ne prirent donc pas le bateau. Ils furent alors remplacés par Roger Natte, 18 ans, qui lui avait péri dans le naufrage. Celui.ci est cité au cimetière de Marseille.

Finalement le compte est bon: 17 du centre - 2 rescapés - 2 absents + 1 remplaçant = 14

Il est à remarquer que les enfants de la famille Laporte ont les uns des autres seulement 1 an de différence, lorsque le cimetière indique pour Jean-Jacques 10 au lieu de 4 ans. Or le frère, Georges, le seul rescapé, est mentionné avoir eu 10 ans. Peut-être que les deux frères étaient des jumeaux.

Résumé du naufrage

Mon résumé chronologique sur le naufrage du paquebot Lamoricière regroupe diverses informations autour du rapport fait par le deuxième capitaine Gaston Nougauget à bord du Gueydon le 10 janvier 1942 en l'absence du commandant Milliasseau, qui a périt à bord de son navire.

Le bateau qui avait quitté Marseille le dimanche 4 janvier 1942 par beau temps et sans le moindre vent, repartait d'Alger le mardi 6 janvier 1942 à 17 heures avec 394 personnes et un chargement total de 330 tonnes dans une mer agitée avec le vent nordouest de force 5. Les membres de l'équipage au nombre de 122 comprenaient 11 officiers. Parmi les 272 passagers, on comptait 88 militaires et 17 enfants du centre Guynemer accompagnés par deux infirmières de la croix rouge.

Le mercredi 7 janvier vers midi, le paquebot atteignait les baléares, en passant entre les îles majorque et minorque, avant de ne poursuivre vers 14 heures sa route sur Marseille qu'à la vitesse de 9 noeuds, devant une mer plus forte avec le vent du nord de force 7. Le cap Bajoli était franchi à 16.30 heures.

Le jeudi 8 janvier à 0.30 heures le bateau se déroutait pour porter secours aux 20 hommes du cargo „Jumièges“ après avoir capté la veille le SOS à 23.55 heures. Arrivé vers 3 heures à la position 40°25 N et 04°25 E, aucune trace était visible en pleine nuit. Le commandant décidait alors de reprendre la route sur Marseille à 3.55 heures.

A ce jour vers 14 heures, le commandant apprenait par le mécanicien que le travail de la chaudière devenait difficile suite à la rentrée d'eau par une porte de soute occasionnée par des coups de roulis. Il restait encore 80 tonnes de charbon qui en se mouillant, devenait moins rentable pour la chaufferie et gênait en plus l'évacuation d'eau. D'un commun accord avec le capitaine de corvette Lancelot de la marine nationale qui prenait part au voyage, le commandant décidait de mettre le bateau à l'abri de l'île Minorque qui se trouvait à 6 milles, afin de mettre les chaufferies en état, tandis que La vitesse n'était plus que de 5 noeuds. A 16 heures le chef mécanicien signalait que le navire pouvait être manoeuvré pour changer de route.

La mer continuant de grossir, dans un vent du nord de force 8, l'eau envahissait les chaufferies en entraînant le charbon. L'équipage était forcé de faire une chaîne, d'une part avec la pelle pour faire passer le charbon pour charger les chaudières et d'autre part avec le seau pour vidanger l'eau. Le bateau, Le bateau qui sous des roulis allant de 15 à 20° penchait à bâbord de 10°, par manque de pression devait finalement stopper pour conserver l'énergie nécessaire à la lumière et aux moteurs auxiliaires.

Vers 16.30 heures, la pression baissant encore plus et faute de lumières, la chaîne était interrompue. A 17.50 heures, le silence radio en temps de guerre était interrompu et le commandant demandait une assistance en indiquant sa position 40°38 N - 04°38 E. Le message fut capté notamment par deux paquebots de la Transat, le Chanzy qui venait d'appareiller de Marseille en fin de matinée pour Oran et le Gueydon qui avait quitté Philippeville la veille au soir pour se diriger vers Marseille.

Mais vers 19 heures, le commandant ordonnait de faire monter les primeurs placés à babord sur la promenade à tribord afin de rééquilibrer le bateau. Vers 20.30 heures le commandant approuvait la mise en place d'une ancre flottante qui fut mouillée avec un cordage de 200 m vers 0.30 heures. Le navire ayant initialement un cap au Sud 65 Ouest tenait un cap 10° pour mieux affronter le vent. Vers 21 heures, la dynamo tombait en panne et le navire sans moteur auxiliaire plongeait dans l'obscurité si bien qu'il devenait ingouvernable. Un second signal de détresse était lancé à 23.55 heures.

Le vendredi 9 janvier, le SOS est lancé à 3.15 heures et vers 4 heures, bien que le bateau oscillasse encore plus, le commandant refusant de jeter les ancres par crainte de crever la coque, ordonnait alors d'alléger le chargement à bâbord en formant deux chaînes avec les passagers et les matelots dans l'obscurité pour faire remonter les primeurs à jeter à la mer ou à placer à tribord sur la promenade. A 5 heures, le chargement menaçant de glisser de tribord à babord, on changeait de stratégie, mais vers 7 heures, le commandant faisait cesser le jet à la mer pour intensifier le déplacement à tribord sur la promenade. Vers 9.15 heures, lorsque le Gueydon était en vue à 5000, tous les 2500 colis avaient été remontés à tribord et on reprenait le transport des primeurs. Vers 9.45 heures, le Gueydon, ne pouvant pas remorquer, restait au vent en faisant filer l'huile pour aplanir la mer. L'ordre de préparation d'abandon du navire à tribord était donné par le commandant à 10 heures. Le bateau à cet instant penchait de 15° sous des roulis de 20 à 25°. Les canots de sauvetage, ne pouvant être montées à tribord, furent mises à l'eau à babord. A 10.15 heures, Le Geydon filait de l'huile à 600-800 mètres par tribord.

A partir de 10.30 heures, on constatait 2 m d'eau suite au brisement d'un hublot au poste de chauffeurs. Vers 10.45 heures le commandant faisait rompre les ancres flottantes afin de permettre au Geydon de passer sous le vent sans briser ses hélices. Le navire se penchant davantage, l'ordre d'évacuation était donné vers 11 heures. Seulement une trentaine de femmes et une vingtaine d'enfants ralliaient à babord. Vers 11.20 heures, le canot était mis à l'eau. Enfants et femmes d'officiers périrent en tombant à l'eau avec le capitaine de corvette Lancelot se portant à leur secours. Vers 12.20 heures, le deuxième capitaine tombait à la mer et fut repêché par le Gueydon quelques minutes après.

Vers 11.45 heures le Chanzy était en vue du Lamoricière qui finalement ne s'enfoncait dans les flots qu'à 12.35 heures. Le Guédon recueillait en tout 55 personnes et le Chanzy encore 25 personnes. Le remorqueur, l'Obstiné, arrivé sur les lieux vers 16 heures, pouvait encore trouver 13 survivants.

Non cités dans le rapport, les enfants du centre Guynemer, les enfants furent emportés avec leurs accompagnatrices par une lame au moment de la descente de leur embarcation Seuls deux enfants avaient été repêchés. En leur mémoire un stèle a été érigé au cimetière de Marseille.


Publications:

Un livre sur le naufrage vient de sortir le 16 février 2010. Il est en principe en vente dans toutes les librairies et aussi en ligne, comme à la Fnac, chez amazone ou decitre, où il y a une bonne description.

Pour des détails voir au site ci-dessous sur le naufrage ou bien directement chez l'éditeur Ancre-Marine.

Liens des sites sur Internet

- site des plongeurs: (avec forum et témoignages)
- site sur le naufrage: (avec forum, galerie et documents)


D'autres informations suivront.

Dermières nouvelles - Letzte Nachrichten:

J'ai commencé cette année à composer un morceau de musique sur ce naufrage.

Ich habe dieses Jahr angefangen, ein Stück Musik über diesen Untergang zu komponieren.

* Le morceau de musique qui dure 45 minutes peut être écoutée au Journal.
* Das Musikstück von 45 Minuten kann im Journal zugehört werden.

=> Click here to get the music!



Avis de décès

NouvellesPosté par Martial J. lun., août 24, 2009 14:39:17
J'ai le plaisir de vous annoncer mon décès conformément à l'acte civil que je viens de découvrir sur un site de généalogie.


J'ai ainsi la preuve d'avoir pu me réincarner avec succès pour vivre encore plus jusqu'à la fin de mes jours...smiley

Cartes - Locations

NicePosté par Martial J. dim., juin 28, 2009 23:42:40
Voici des liens pour s'orienter à Nice:



- Plan de la ville de Nice

- Carte des Alpes Maritimes avec photos aériennes (j'ai reconnu la maison de ma mère, qui a oublié de se pencher par la fenêtre )

- Les ruines romaines à Cimiez + la ville de Nice (photos satellites très nettes)

- carte michelin de la côte d'azur

A suivre ...




Chanson niçoise

NicePosté par Martial J. mar., juin 23, 2009 09:37:05


Lien: avec paroles, notes de musique et fichiers audio

Lien: avec une collection d'autres chants niçois

En niçois:

Nissa la Bella Viva, viva, Nissa la Bella O la miéu bella Nissa Regina de li flou Li tiéu viehi taulissa Iéu canterai toujou. Canterai li mountagna Lu tiéu tant ric decor Li tiéu verdi campagna Lou tiéu gran soulèu d'or Toujou iéu canterai Souta li tiéu tounella La tiéu mar d’azur Lou tiéu cièl pur E toujou grideraien la miéu ritournella Viva, viva, Nissa la Bella Canti la capelina La rosa e lou lilà Lou Pouòrt e la Marina Paioun, Mascouinà !Canti la soufieta Doun naisson li cansoun Lou fus, la coulougneta, La miéu bella Nanoun. Canti li nouòstri gloria L’antic e bèu calèn Dòu dounjoun li vitoria L’oudou dòu tiéu printemp ! Canti lou vielh Sincaire Lou tiéu blanc drapèu Pi lou brès de ma maire Dòu mounde lou plus bèu

En français:

Nice la Belle Vive, vive, Nice la Belle O ma belle Nice Reine des fleurs Tes vieilles toitures Je les chanterai toujours. Je chanterai les montagnes Ton si riche décor Tes vertes campagnes Ton grand soleil d’or Toujours je chanterai Sous tes tonnelles Ta mer d’azur Ton ciel pur Et toujours je crierai Dans ma ritournelle Vive, vive Nice la Belle Je chante la capeline La rose et le lilasLe Port et la Marine Paillon, Mascoïnat ! Je chante la mansarde Où naissent les chansons Le fuseau, la quenouille Ma belle Nanon. Je chante nos gloires L’antique et belle lampe romaine Les victoires du donjon L'odeur de ton printemps ! Je chante le vieux Sincaire Ton blanc drapeau Puis le berceau de ma mère Du monde le plus beau.

En anglais:

Nice the Fair Viva, viva, Nice the Fair O my beautiful Nice Queen of all the flowersOf your old rooftops Will I always sing. Sing of the mountains The landscape so fine (literally, rich scenery) Your green countryside Your golden sunshine (literally, large golden sun) Always will I sing Underneath your arbours Your sea of azure and your skies pure And always I'll proclaim In my refrain, Viva, viva, Nice the Fair

Sing of the capelina the rose and the lilac the Port and the Marina Paillon, Mascoïnat! Sing of the garret, Where the songs are born, The distaff and the spindle, My beautiful Nanon. Sing of our glories, The antique Roman lantern, The victories of the castle, The scent of spring's return! Sing of the old Sincaire Your white flag unfurled And the cradle of my mother Of the most beautiful world.

Remarks:

- A capelina is a large sun hat.

- The Paillon is a river in Nice, Mascoinat the name of a district in the old town.
- 'soufieta' is a specifically Nicoise attic; the French version has a Mansard here, which captures the idea with a different kind of attic again; hence 'garret' rather than 'attic'.
- A 'calen' is a kind of oil lantern.
- Sincaire is again the name of a street in the old town, meaning "five cairn" (or rock).







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